La mise hors service de nos réseaux analogiques en toute sécurité

Mettre hors service notre réseau de télévision analogique de façon sûre et responsable

Date de publication : Le 11 sept. 2013

Le 31 juillet 2012, CBC/Radio-Canada a mis hors service ses 607 émetteurs de télévision analogique, une décision motivée par des raisons technologiques et financières à la fois. Datant de plusieurs décennies, le réseau de transmission analogique de la Société était arrivé au terme de sa durée de vie utile. Ses coûts d’entretient ne cessaient d’augmenter. À cela s’ajoutait le fait troublant que seulement 1,7 pour cent des téléspectateurs canadiens utilisaient ce type de signal, alors que l’exploitation et l’entretien du réseau de télévision analogique coûtaient plus de 10 millions de dollars par an à la société d’État.

Après la mise hors service, CBC/Radio-Canada a lancé un projet à long terme pour démanteler en toute sécurité ses pylônes de transmission, ses antennes, ses émetteurs et ses bâtiments liés à cette technologie dans tout le pays. Certains de ces actifs se trouvent sur des terrains appartenant à CBC/Radio-Canada, alors que d’autres sont installés dans des espaces offerts en location par d’autres entreprises.

Au cours de l’exercice financier 2012-2013, CBC/Radio-Canada s’est attaquée au démantèlement de 132 sites de transmission, en se concentrant d’abord sur l’enlèvement des actifs se trouvant dans des espaces loués.

Évaluation environnementale

Avant de procéder au démantèlement des sites, la Société a effectué des évaluations environnementales et des relevés de matières dangereuses pour les sites et les bâtiments où de telles mesures s’imposaient, afin de recenser et de gérer de façon responsable les risques éventuels.

CBC/Radio-Canada s’est engagée à s’améliorer de façon continue et à protéger l’environnement, comme le précise sa politique sur la santé, la sécurité et l’environnement. En tant que société d'État, CBC/Radio-Canada doit gérer ses actifs de façon responsable et respecter les lois fédérales relatives à l'environnement. Le recyclage d’équipement et de matériel obsolètes d’une manière écologiquement responsable est une facette de cette politique. La Société doit également surveiller le travail de tout entrepreneur participant aux projets, y compris au démantèlement des sites, afin de s’assurer que les exigences en matière d’environnement, de santé et de sécurité sont satisfaites, et tenir à jour des dossiers et des bases de données sur ces activités.

En règle générale, l’évaluation environnementale comprend un examen des dossiers, une visite du site et une évaluation de l’information fournie. Les inspections sur place permettent une description des lieux – notamment de sa composition géologique – et de l’utilisation actuelle des terrains environnants. Elles examinent plus particulièrement la possible contamination des sols ou de la nappe phréatique, les zones d’élimination des déchets, ainsi que l’utilisation et le stockage de produits chimiques ou de combustibles, entre autres. Si des mesures d’atténuation des risques doivent être mises en œuvre durant le nettoyage d’un site, l’évaluation environnementale en détermine la nature.

En ce qui concerne le relevé des matières dangereuses, il est constitué d’un examen du site dans ses moindres détails, et de la quantité et de l’état du matériel présentant des risques potentiels, le cas échéant, qui pourrait se trouver dans les bâtiments situés sur le site, tout particulièrement ceux construits avant l’entrée en vigueur des lois et règlements relatifs aux substances dangereuses. En présence de matériel dangereux, les mesures de protection indiquées dans le rapport doivent être appliquées pour en permettre l’élimination sécuritaire.

Résultats

Les évaluations environnementales et les relevés des matières dangereuses effectués par CBC/Radio-Canada au cours de l’exercice 2012-2013 n’ont révélé aucun problème environnemental majeur, et la majeure partie des mesures d’atténuation des risques requises ont été appliquées. Durant cet exercice, CBC/Radio-Canada a également détourné des sites d’enfouissement 103 tonnes de déchets électroniques et de ferraille résultant du démantèlement des sites afin de les recycler.

Avec l’arrêt de nos services de télévision analogique, la Société a réduit sa consommation énergétique annuelle générale de 8,4 pour cent, une baisse significative. Cela représente une réduction de 19 721 179 ekWh d’énergie par an – ce qui équivaut à débrancher 32 868 réfrigérateurs nécessitant 600 kWh/an ou 49 303 réfrigérateurs nécessitant 400 kWh/an, annuellement.

De plus, en mettant hors service ses émetteurs analogiques, la Société économise 10 millions de dollars par an en frais d’exploitation et d’entretien. Ces économies, ainsi que les produits de la vente de pylônes, d’équipement, de bâtiments et de terrains utilisés pour la transmission analogique, serviront à appuyer la création d’une programmation distinctive.

Prochaines étapes

Au cours des exercices 2013-2014 et 2014-2015, la Société poursuivra le démantèlement et l’élimination des actifs de son réseau de transmission analogique au moyen de méthodes respectueuses de l’environnement.

En bref

    Avant de mettre hors service son réseau de télévision analogique, CBC/Radio-Canada a effectué des évaluations environnementales de sites et des relevés de matières dangereuses dans ses bâtiments. Aucun problème majeur n’a été détecté.

    Dans le cadre de cette entreprise, 103 tonnes de déchets électroniques et de ferraille ont été détournées des sites d’enfouissement pour être recyclées de manière responsable, et ce, seulement durant l’exercice 2012-2013. Ce travail a été confié à des recycleurs certifiés et approuvés.

    En mettant hors service ses émetteurs analogiques, CBC/Radio-Canada économise 10 millions de dollars par an en frais d’exploitation et d’entretien.

    La Société réduit du même coup sa consommation énergétique annuelle générale de 8,4 pour cent. Cela représente 19 721 179 ekWh par an – ce qui équivaut à débrancher 32 868 réfrigérateurs nécessitant 600 kWh/an ou 49 303 réfrigérateurs nécessitant 400 kWh/an, annuellement.

    Ces économies, ainsi que les produits de la vente d’équipement et de terrains, serviront à appuyer la création d’une programmation distinctive.

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